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Recherche par mot-clé: LITTÉRATURE RUSSE

289 résultats. Page 8 sur 15.

Lu par : Michel Belon
Durée : 12h. 47min.
Genre littéraire : Contes et légendes
Numéro du livre : 21894
Résumé:Histoire du peuple tchouktche des origines mythologiques à nos jours et arbre généalogique de Rytkhèou lui-même, La Bible tchouktche est un roman qui puise dans la mémoire collective anecdotes et légendes : le Corbeau dont une fiente créa le village côtier d'Ouelen, les premiers cosaques explorateurs de ces confins du monde, les baleiniers décimeurs de faune, les navigateurs cartographiant les parages du détroit de Béring et les administrateurs bolcheviks partisans de la manière forte deviennent les acteurs d'une véritable saga des origines. Gardien d'une tradition orale qui n'a jamais oublié ses ancêtres, Youri Rytkhèou évoque les étapes heureuses ou tragiques qui furent déterminantes pour son peuple : épidémies destructrices, rites magiques, voyages vers les contrées voisines, découverte du monde des Blancs, assimilation forcée à l'Union soviétique. Plongé dans un univers de banquise, de côtes ingrates et de toundra stérile, au fil d'histoires d'amour ou de conflits, le lecteur suit le quotidien des chasseurs de phoques fils des baleines devenus éleveurs de rennes - des hommes qui, désormais nommés par cette Bible, entrent dans le patrimoine écrit, donc historique, du monde.
Durée : 3h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22465
Résumé:Chronique nostalgique de l'âme russe, ténébreuse et lumineuse à la fois, Soukhodol est la saga des Khrouchtchev, petite noblesse de province derrière laquelle se dissimule la famille de l'auteur. Le regard de Bounine se pose avec un calme impitoyable sur un monde en déclin. Dans une langue précise et mélodieuse, hommes et nature composent un poème qui dégage une sobre magie empreinte de spiritualité, où se croisent Natalia, servante et « mémoire » de cette famille, Piotr Petrovich, son amour secret, ou Tante Tonia, qu'un amour déçu a enfermé dans la folie. Car « à Soukhodol, l'amour était singulier, la haine aussi ». Et leur temps nous semble, à nous comme à Bounine, « soit infiniment lointain, soit tout proche ». La Cerisaie de Tchékhov, dont Ivan Bounine fut disciple et admirateur, résonne dans ce récit avec des accents et des prolongements tragiques.
Lu par : Suzanne Gauthier
Durée : 24h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22103
Résumé:Inspiré par un fait réel de la vie de l'auteur, le roman met en scène une galerie de personnages très divers, réunis par leur destin de malades : Roussanov, le haut fonctionnaire prêt à composer avec la dictature soviétique pour sa réussite sociale, Kostoglotov, idéaliste intransigeant pour qui seule compte la dignité humaine, la sensuelle Assia, Vadim le passionné, Zoé la naïve, etc.
Durée : 23h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24228
Résumé:Le roman de Vladimir Sorokine s'ouvre sur des pages marquées au coin de la grande littérature russe du XIXe siècle. Au fil du récit et de l'action, l'auteur revisite, tour à tour, Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et bien d'autres. La Russie des profondeurs, intemporelle, apparaît riche, chaleureuse, drôle, émouvante, aimant le bon boire et le bien manger. La maestria de Sorokine est ici éblouissante. Mais imperceptiblement le tableau se déconstruit et emporte brutalement le héros vers un destin contemporain et un dénouement stupéfiant qui laisse le lecteur effaré. Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années soixante-dix, Vladimir Sorokine devient un écrivain russe majeur après l'effondrement de l'Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Écrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d'œuvre de l'auteur.
Durée : 9h. 20min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21295
Résumé:L'histoire du Kremlin, riche de festins, de meurtres, de complots, de revirements, est fascinante. Sa muraille reste le symbole de cette " énigme drapée de mystère " dont parlait Winston Churchill. Les triomphes des tsars, leur déclin, leurs tragédies ou leur folie, tout ramène à ce Kremlin où se dressent des cathédrales votives ou expiatoires. Le Roman du Kremlin est un livre de révélations qui relate son histoire à travers le couple inattendu tsar et espion, clé unique pour décrypter cet univers insolite, chronique hors du commun d'Ivan le Terrible à nos jours. Grâce à sa longue familiarité avec les arcanes de la politique, Vladimir Fédorovski a pu recueillir de nombreux témoignages inédits et avoir accès à des archives confidentielles. C'est aussi un ouvrage d'actualité, qui révèle les faces cachées de Vladimir Poutine. Le Roman du Kremlin est un livre d'évasion, de rêve, de mystères et d'aventures mis en scène à travers les histoires d'amour des principaux acteurs du XXe siècle et des Mata Hari de la guerre froide. C'est enfin un ouvrage pratique, richement illustré et proposant des itinéraires de promenades romantiques à travers les souterrains du Kremlin et le Moscou secret, qui livre même quelques aperçus gastronomiques de la grande cuisine des tsars.
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 9h. 32min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21841
Résumé:Après ses romans sur l'âme slave, Vladimir Fédorovski rend hommage au génie français. Fidèle à un style qui a fait de lui l'un des écrivains les plus lus de France, il nous entraîne dans une aventure tumultueuse, celle de l'affinité extraordinaire entre Paris et Saint-Pétersbourg. Grands tsars, aventuriers passionnés, artistes désespérés et leurs égéries sont les personnages de ce " roman français ". En recevant Diderot et en achetant la bibliothèque de Voltaire, la Grande Catherine rend hommage à l'universalité féconde du génie français. Le marquis de la Chétardie, favori d'Elisabeth de Russie, faillit devenir " son tsar ". La cantatrice Pauline Viardot enchante le tout Saint-Pétersbourg et ramène en France un ours nommé Ivan Tourgueniev qui, de Paris, fera connaître au monde Tolstoï et Dostoïevski. Mais il y aussi les amours démesurées, terribles. Et Moscou incendiée, Napoléon défait, Paris occupée par les cosaques dans une fête dont le souvenir demeure. Au XXe siècle, les figures d'une étonnante modernité - Matisse, Diaghilev, Cocteau ou encore aujourd'hui Gorbatchev - sont toutes au centre d'une fresque composée d'une multitude de touches drôles, sensibles, tragiques qui font vibrer à chaque page.
Durée : 7h. 1min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21106
Résumé:Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa, grand reporter du bihebdomadaire Novaïa Gazetta, s'est rendue plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde, qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu. Décrivant le calvaire de la population tchétchène, elle montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de compte, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple. Et finalement, ces pratiques finissent par gangrener moralement toute la société. Pour Anna Politkovskaïa, qui n'épargne pas l'actuel président russe Vladimir Poutine, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire -, pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes, dans la difficile période du postcommunisme.
Durée : 13h. 27min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21799
Résumé:La Seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son horreur. Derrière les faits d'armes, les atrocités du champ de bataille et les crimes monstrueux perpétrés à l'encontre des civils, se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l'ennemi nazi. Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes dont beaucoup étaient à l'époque à peine sorties de l'enfance. Après les premiers sentiments d'exaltation, on assiste, ou fil des récits, à un changement de ton radical, lorsque arrive l'épreuve fatidique du combat, accompagnée de son lot d'interrogations, de déchirements et de souffrances. Délaissant le silence dans lequel nombre d'entre elles ont trouvé refuge, ces femmes osent enfin formuler la guerre telle qu'elles l'ont vécue. Un recueil bouleversant des témoignages poignants.
Lu par :
Durée : 10h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24390
Résumé:Publié en 1880, "Les Golovlev" retrace la décadence d'une famille de grands propriétaires terriens dans la Russie du XIXe siècle. Dans ce roman à consonance autobiographique, des personnages rongés par la folie, l'avarice, l'hypocrisie et l'absence de perspectives intellectuelles deviennent peu à peu les agents de leur propre destruction. Cette fresque d'un pessimisme sans remède est considérée comme le chef-d'oeuvre de son auteur et l'un des grands romans de la littérature russe.
Lu par : Cathy Cristofari
Durée : 5h. 51min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 29290
Résumé:La belle baronne Boudberg a monté le plus grand complot contre le Kremlin rouge avant de devenir un agent double. Elisabeth Zaroubine a volé les secrets de la bombe atomique américaine au profit de l'URSS. La célèbre actrice de cinéma Olga Tchékhova est devenue la meilleure amie d'Eva Braun, informant Staline sur les grands secrets nazis. Nina, cette maîtresse espionne, a séduit Albert Einstein sur l'ordre de Moscou et le formidable réseau des "hirondelles" du KGB pénètre encore aujourd'hui les plus hautes sphères de politique occidentale. Elsa Triolet et Maria Romain Rolland figurent parmi les "femmes d'influence" qui ont animé un véritable "orchestre rouge" des intellectuels occidentaux. Chacune d'elles aurait dû mourir mille fois si chaque jour, chaque heure, n'avait été un véritable duel avec les événements dramatiques de la Grande Histoire. A partir de témoignages et d'archives inédites et fort de son expérience personnelle de diplomate pendant le grand bouleversement à l'Est, Vladimir Fédorovski, témoin privilégié de ces moments majeurs du XXe siècle, nous fait entrer dans l'univers secret des grandes espionnes "venues du froid" qui ont changé le cours de l'Histoire.
Durée : 5h. 27min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 25877
Résumé:Au tournant du XIXe et du XXe siècle, Raspoutine traversa la vaste scène de l'histoire russe en jouant simultanément les rôles de séducteur, de mystique, de gourou et d'homme d'Etat. Ainsi devint-il une légende, rejoignant le panthéon des "surhommes diaboliques" de l'histoire. Celui que l'on surnommait tantôt "le saint diable", tantôt "le plus grand coup du siècle" fit souffler le vent de sa Sibérie natale sur la cour impériale. Exubérant, il paraissait incarner l'âme russe, tout en contrastes et en fantasmagories, au point que la Russie éternelle semble avoir sombré avec lui. Richement documenté, cet ouvrage rouvre le sulfureux "dossier Raspoutine" à l'aide de témoignages inédits, notamment sur les rivalités des services secrets impliqués dans son assassinat et, parallèlement, dans l'arrivée au pouvoir des bolcheviks. Raspoutine a-t-il détruit l'empire des tsars, comme on l'a longtemps dit, ou a-t-il servi de prétexte aux erreurs d'autres personnages ? D'ailleurs, a-t-il vraiment disparu ? Son fantôme, telles les âmes égarées avec lesquelles il prétendait communiquer, semble toujours hanter le pouvoir et la société russes, avides de mysticisme et de miracles...
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 10h. 16min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 23351
Résumé:« L'assesseur de collège Kovaliov se réveilla d'assez bonne humeur. Il s'étira et se fit donner un miroir dans l'intention d'examiner un petit bouton qui, la veille au soir, lui avait poussé sur le nez. À son immense stupéfaction, il s'aperçut que la place que son nez devait occuper ne présentait plus qu'une surface lisse ! Tout alarmé, Kovaliov se fit apporter de l'eau et se frotta les yeux avec un essuie-mains : le nez avait bel et bien disparu!... Il s'habilla séance tenante et se rendit tout droit chez le maître de police. » Kovaliov retrouvera son nez à la suite d'aventures fort étranges. Et si, conclut Gogol, « ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'un auteur puisse choisir de pareils sujets », « vous aurez beau dire, des aventures comme cela arrivent en ce monde, c'est rare, mais cela arrive ».
Lu par : Audrey Vandomme
Durée : 2h. 3min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 24508
Résumé:A Saint-Pétersbourg, ville peuplée de policiers et de fonctionnaires, la vie est impeccablement réglée... Elle le serait du moins si des événements incroyables ne venaient en bouleverser le cours : le nez d'un assesseur de collège disparaît soudain et s'en va parcourir les avenues sous la forme d'un conseiller d'État, tandis qu'aux alentours du pont Kalinkine, le fantôme d'un fonctionnaire rôde à la recherche d'un manteau volé.
Lu par : Anne Tardy
Durée : 6h. 28min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 28134
Résumé:Aux " Chroniques de Billancourt " faisaient suite, dans les manuscrits de Nina Berberova, ces nouvelles dont l'action se situe à un moment où la dépression ébranle une fois encore le petit monde de l'exil qui avait commencé à s'organiser autour des usines Renault. On y retrouve la vivacité du regard, la perfection du trait, l'art de la narration qui ont si souvent conduit les critiques du monde entier à comparer Nina Berberova à Tchekhov ou à Tourgueniev. On notera que si les " Chroniques de Billancourt " précédaient les " petits " romans (telle " L'Accompagnatrice "), les récits que voici en sont contemporains. C'est dire que la maîtrise de l'écrivain a déjà atteint son plus haut niveau. Comme pour les " Chroniques de Billancourt ", cette édition est la première jamais réalisée, les récits n'ayant paru - en russe - que dans des publications périodiques au moment où ils étaient écrits. Un ouvrage important donc dans l'édition de l'œuvre complète de Nina Berberova, en cours de réalisation depuis 1985.
Durée : 5h. 31min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 22551
Résumé:Les vingt-cinq nouvelles présentées ont été publiées par Anton Tchekhov entre 1883 et 1887 dans des revues humoristiques de l'époque et certaines ont fait partie de recueils (Contes de Melpomène, 1884, Nouvelles bariolées, 1886, et Dans la pénombre, 1887) qui ont eu un beau succès populaire. Remarqué par un des meilleurs critiques de l'époque qui lui propose un « vrai travail » littéraire, Tchekhov se consacre désormais à l'écriture. Le lecteur devinera ici des larmes silencieuses, ces larmes invisibles qui vont tant caractériser toute l'œuvre de Tchékhov. Comme une vieille collection de photographies, elles nous apprennent bien des choses sur la société dans laquelle il vit. Ses personnages sont les champions de l'ennui et de l'échec, et leurs amours s'achèvent souvent en queue de poisson. Comme à son habitude, il maîtrise ses personnages, attachants ou caricaturaux. Avec une sensibilité impressionniste, et avec aisance, il passe du petit notable cupide au pauvre qui joue le noyé pour gagner quelques kopecks ou à l'amant hébergé par sa maîtresse sous les yeux de son mari. Tchekhov parle de l'humanité, des êtres humains, observés minutieusement dans leur quotidien ;il dissèque les apparences, sans porter de jugement, tout en éprouvant une immense compassion pour ses personnages. Son regard est empreint d'une certaine tendresse mêlée de compréhension lorsqu'il parle du propriétaire terrien mort d'ennui en lisant Tourgueniev ou du mari humilié par sa femme devant les invités à un dîner improvisé. De nouvelle en nouvelle, le lecteur perçoit très nettement le changement de tonalité et de style de Tchekhov. L'effet purement comique du début disparaît au fil du recueil pour annoncer la tristesse de La Cerisaie.
Lu par : Isabelle Lebrec
Durée : 6h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22581
Résumé:"Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d'un premier enfant prématuré de sexe masculin. Je peux dire sans crainte de me tromper que si j'avais pu expliquer à l'honorable sage-femme qui était celui qu'elle mettait au monde, elle eût pu d'émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France."
Lu par : Ingrid THOBOIS
Durée : 4h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23955
Résumé:Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir.
Durée : 17h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29932
Résumé:Le premier grand roman de Dostoïevski est sans doute l'un des plus destructeurs qu'il ait écrits. C'est bien un sentiment de malaise et d'amertume qui naît de cette histoire dans laquelle le narrateur, un romancier phtisique et solitaire, aime désespérément une jeune fille qui succombe au charme d'un freluquet ; une histoire qui met en scène deux malédictions paternelles pour deux femmes qui ont fauté ; une histoire au bout de laquelle seuls les monstres seront récompensés. Malgré la noirceur des personnages, le lecteur ne pourra qu'être saisi par la force juvénile du lyrisme, par la joie pure du romancier qui s'abandonne à une intrigue sentimentale, relevée à tout instant par l'ironie la plus fine.
Lu par : Manon
Durée : 20h. 27min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 28385
Résumé:Armée d'un magnétophone et d'un stylo, l'auteure s'efforce de garder vivante la mémoire de cette tragédie que fut l'URSS, à raconter la petite histoire d'une grande utopie. Dans une forme littéraire polyphonique, elle fait résonner les voix de centaines de témoins brisés, des humiliés, des offensés, des staliniens impénitents...
Durée : 1h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24337
Résumé:court roman ramassé dans la haine, travaillé au ventre dans un langage abrupt magnifiquement traduit, relate le calvaire d'une jeune femme sans enfant que son mari trompe dans sa propre maison avec l'adolescente qu'ils ont recueillie. Quand la douleur retenue jusqu'à l'asphyxie rompra les digues du silence, Sofia s'emparera de la hache et détruira l'enfant incestueuse. Métaphore de la haine qui submerge un cœur pur, la Neva débordante s'engouffre dans Petrograd: l'eau détruit et lave comme un sang. " La vitre tintait sous le vent, des nuages gris et bas - des nuages de la ville, des nuages de pierre - passaient dans le ciel - comme s'ils étaient de retour, ces nuages étouffants de l'été que pas un orage n'avait transpercés. Sophia sentit que ces nuages n'étaient pas au-dehors, mais en elle, que depuis des mois ils s'amoncelaient comme des pierres, et qu'à présent, pour ne pas être étouffée par eux, il fallait qu'elle brise quelque chose en mille morceaux, ou bien qu'elle parte d'ici en courant, ou encore qu'elle se mette à hurler... " Evguéni Zamiatine - " ce snob flegmatique ", disait de lui Trotski - n'est pas seulement l'auteur du roman Nous autres qui reste la plus implacable dénonciation du totalitarisme soviétique. Figure centrale de la littérature russe des années vingt, il a écrit de nombreux récits, nouvelles, romans, pièces de théâtre... Exilé à sa demande, après une retentissante lettre à Staline, il devait mourir à Paris en 1937, ignoré de ces intellectuels occidentaux encore pour longtemps fascinés par le modèle soviétique. Il avait juste eu le temps de réaliser pour Jean Renoir l'adaptation des Bas Fonds de Gorki "meilleur film de l'année" en 1936. L'Inondation est un de ses chefs-d'œuvre absolus. Dans un Pétersbourg emblématique, on y voit comment son art de la narration, sa prose savante et rigoureuse, sa modernité s'inscrivent aussi dans la grande tradition russe - celle de Pouchkine, de Gogol, de Dostoïevski...